Urbanisation accélérée à St Jean de Védas

L'association est agréée au titre de l'urbanisme depuis 1989 et participe à toutes les enquêtes publiques relatives aux projets de construction. Elle a donc toute légitimité pour soumettre ses idées lors d'enquêtes publiques ou auprès de la mairie sur des dossiers urbanistiques.

Après quelques décennies de relative stabilité en termes de population et d’habitat, notre commune amorce une accélération spectaculaire de son urbanisation et de sa densification.

 

 

 

 

 

13 000 habitants en 2020

En dehors même de la ZAC Roquefraïsse qui a engagé la construction de sa tranche II, une vingtaine de projets sont actuellement en projets ou déjà en cours de construction.

 

Nous évaluons que d’ici fin 2020, la commune comptera au minimum 13.000 habitants, soit 4.000 de plus, ceux-ci étant logés en habitations collectives.  Au-delà de 2020, rien ne permet de penser que la tendance pourrait s’infléchir.

Comment est-ce possible ?

Le Code de l’Urbanisme a été modifié pour encourager la densification et  donc limiter l’étalement urbain, en supprimant notamment toute notion de COS (coefficient d’occupation des sols).  Dans l’attente de la prochaine révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme), pas avant 2019, la Municipalité et la Métropole n’ont pas les moyens juridiques de s’opposer à des demandes de permis de construire qui respectent (aux limites !) les règles actuelles.

 

Les promoteurs s’ingénient pour optimiser au mieux le nombre de logements pouvant être construits sur un terrain. La Municipalité s’interpose, comme elle le peut, pour négocier des concessions visant à une meilleure intégration des projets dans la ville (implantation des bâtiments, nombre de parkings, esthétique …); elle a émis une charte d’urbanisme complémentaire du PLU, mais  sans obligation légale.

 

Ne doit-elle pas être plus ferme sur ses exigences en gelant les demandes de permis de construire pour les projets inacceptables, ceci en appliquant le "Sursis à Statuer" à partir du moment où la révision du PLU est officiellement engagée ?

 

Doit-on se résigner ?

Faut-il admettre que nous, les Védasiens, soyons résignés :

  • à subir les conséquences d’une urbanisation accélérée et non planifiée, à laquelle notre commune n’est pas préparée (embouteillages, stationnements anarchiques, pollution accrue,  déficit de services publics,  exacerbation des rapports sociaux liée au changement de la composition sociale, …) ?
  • à être soumis à une sur- multiplication des nuisances occasionnées par des chantiers interminables ?
  • à voir disparaître de belles villas de caractère et des édifices qui symbolisent le patrimoine et le passé de notre commune; c’est notre mémoire qui s’efface ! Les védasiens d’aujourd’hui ne reconnaîtront bientôt plus les lieux de vie qu’ils avaient choisis pour y vivre ?
  • à voir les espaces publics et de liberté se rétrécir,  pour satisfaire les appétits des investisseurs immobiliers ?
  • à voir disparaître progressivement les arbres et la végétation dans notre ville ?
  • à subir une dévalorisation progressive du leur patrimoine foncier,
  •  ….. ?

Faut-il aussi que les Védasiens soient frustrés par les distorsions liées à un accueil de population très nettement supérieur en proportion à celui de la ville de Montpellier, qui de son côté multiplie, sans compter la dépense, les projets et aménagements prestigieux… ; et voir notre ‘village’ (terme devenu inadapté) se transformer progressivement en banlieue dortoir banalisée ?

Pour un aménagement d'une zone verte

Nous avons tous (les anciens, mais aussi les futurs nouveaux habitants) beaucoup à perdre dans le processus de densification actuellement engagé, s’il n’est pas accompagné d’aménagements compensatoires de grande envergure.

 

La ZAC Roquefraïsse a été l’occasion manquée de créer à St Jean un espace public central à la mesure d’une future ville de 20.000 habitants. Cela peut-il être rattrapé ?  

 

Il faut au plus vite que nos élus mettent en œuvre un programme d’aménagement de l’ouest de Montpellier visant à faire pièce à la densification du bâti et la disparition plus ou moins programmée de la végétation en ville. Il faut absolument que les réserves foncières non encore urbanisées soient protégées et transformées en vastes espaces naturels ou agricoles aménagés en zone verte ; ceci pour nos poumons, nos besoins de nature et de détente, pour aussi reconstituer une biodiversité péri-urbaine et des continuités écologiques (déjà terriblement fragmentées). Il faut au plus vite aussi détourner la circulation routière de transit qui pollue nos quartiers, et créer des voies de circulation douce.


Densification, peut-être !,  mais seulement si en même temps l’on restitue aux habitants de Saint Jean de Védas, par des aménagements publics appropriés, un cadre de vie de haute qualité. 

 

Le temps presse !

Construction de 58 logements allée J Cambon, photo du 29 juillet 2016
Construction de 58 logements allée J Cambon, photo du 29 juillet 2016