Entretien avec le président et le directeur du Syndicat du Bas Languedoc (SBL)

Comte-rendu de l'entretien par St Jean Environnement

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Rencontre avec St Jean Environnement par SBL

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Diaporama SBL

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Visite de l'usine de potabilisation de Fabrègues le 14 décembre 2021

Compte-Rendu de la visite de l’usine de potabilisation de l’eau de Fabrègues du 15/12/2021, organisée par M. Alauzet ( vice-président du syndicat du Bas Languedoc)  pour St Jean Environnement 

Cette usine, mise en service en 2012 par le syndicat du Bas-Languedoc (SBL) a pour objectif de compléter le dispositif de fourniture d’eau potable aux 27 communes adhérentes dont St Jean de Védas.

Cette usine de Fabrègues a été réalisée suite à la mise en place du projet aqua domitia qui a pour ambition de sécuriser les ressources en eau potable, de préserver la qualité des milieux aquifères et d’apporter une eau d’irrigation à l’agriculture face aux changements climatiques.

Cette usine rend potable l’eau provenant du Rhône via le canal Philippe Lamour. Il s’agissait d’apporter des ressources en eau potable depuis le Rhône jusqu’à Barcelone.

Depuis, la cité espagnole a choisi de dessaler l’eau de mer et l’eau du bas-Rhône termine son parcours  pour le moment, dans le Biterrois.  

Les autres sources d’alimentation en eau sont :

·      La station de captage et de pompage de Florensac, dans la plaine alluviale de l’Hérault. Cette nappe, très importante, est alimentée par les pluies abondantes sur le Mont Aigoual. L’eau, naturellement filtrée par le sable, nécessite un traitement au chlore.

·      Divers forages à Pignan, Mireval, Gigean, Pinet, Montagnac et Vias, dans des zones karstiques, qui fournissent une eau très calcaire (40°F). Le forage de St Jean de Védas, La Lauzette, a été abandonné en raison de la 

·      dureté de l’eau et de la pollution liée à la proximité de l’autoroute. 

L’usine de Fabrègues produit 30 000 m3 d’eau potable par jour, elle est en sous régime les trois quarts de l’année. L’été, sa production augmente (cet été 100 0000 m3) et peut atteindre jusqu’à 150 000 m3. Cette eau est achetée au syndicat du Bas-Rhône pour 0,48€ le mpar un contrat courant jusqu’en 2050, dit droit de tirage. Le coût de traitement est d’environ 0,40€ par m3.

Précisons que l'eau potable est vendu 48 centimes à  l’usine et 18 centimes aux agriculteurs comme eau brute pour l’irrigation.

Une réserve d’eau potable, de deux jours de consommation, est implantée aussi dans la Gardiole.

L’eau du bas-Rhône qui est utilisée représente 2% de l'eau du fleuve. Elle subit plusieurs traitements afin de la rendre potable, oxydation, coagulation, floculation, flottation, filtration sur sable, d’un volume qui semble peu important vu la quantité d’eau traitée. Les déchets ultimes, suite aux différentes phases de filtration, sont compressés et forment une boue sèche non utilisable, un camion par semaine hors été. L’eau utilisée pour nettoyer les filtres est rejetée, après traitement, dans la rivière  le Coulazou qui se jette dans la Mosson (1500 mpar jour). 

Notre guide nous informe que l’eau subit 1000 analyses par an,  sur à peu près 200 critères, dont 100 sont obligatoires. 
Un test en aveugle portant sur 3 eaux, Evian, Volvic et l’eau de l’usine, a montré que seul 1/3 des participants a détecté l’eau de Fabrègues. L’ARS,  l’Agence Régionale de Santé, effectue aussi des analyses régulières.


Quelle eau est distribuée à St Jean ? 

90% de l’eau distribuée à St Jean provient de l’usine de Fabrègues et le reste de Florensac. Ce sont les quartiers proches de Lavérune qui reçoivent l’eau de Florensac (eau de forage). L’eau de Florensac présente une dureté de 25 tandis que celle de Fabrègues est de 15. Un test de votre eau vous dira d’où elle provient. Notre guide, Mr Alauzet, vice-président du syndicat, nous déconseille fortement l’usage d’un adoucisseur, qui en plus d’être inutile, est couteux, polluant et potentiellement  nocif si mal entretenu. 

Les pertes en eau pour fuites sont estimées entre 10 et 20% et le réseau est maintenu et amélioré (fuites) par un budget de 4,5 millions d’euros. Il n’y a plus de canalisations en plomb et le traitement de l’eau (floculation) par chlorure poly-aluminium va être remplacé par du chlorure ferrique.

Les compteurs individuels permettent la télé-relève avec un service d’alerte par SMS en cas de consommation anormale relevée ; paramétrage possible sur son espace-client.

Le guide estime la consommation d'eau pour un couple avec 2 enfants, autour de 115m3/an ce qui revient à peu-près à 20€ par mois.

Notre guide nous annonce une réduction de la facture d’eau dès janvier 2022 d’environ 10%, sur la fourniture d’eau, en raison d’une baisse d’un coût fixe passant de 40 à 10€.

Organisation :

Le syndicat mixte regroupe 27 communes qui élisent le président de la manière suivante : Intercommunalité d’Agde 4 voix, de Sète 14 voix et Montpellier 9 voix.

La plupart des communes ont choisi le service de production, d’adduction et de distribution de l’eau mais les « grandes villes », Agde, Balaruc, Mèze et Sète, assurent elles-mêmes  la distribution de l’eau achetée au syndicat.

Le syndicat du Bas-Languedoc assure les investissements du réseau d’eau potable  et compte 5 personnes tandis que Suez, qui nous envoie la facture, assure l’exploitation avec environ 40 personnes.

 En 2022, mise en place d’un nouveau contrat de concession avec la création d’une SEMOP ; ce nouveau dispositif permettra au syndicat une meilleure cogestion avec SUEZ.

    En quelques phrases :
Une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) est une société ayant pour vocation exclusive la conclusion et l’exécution d’un contrat passé entre :
 une collectivité territoriale, un groupement de collectivités territoriales (ou un syndicat mixte défini à l’article L. 5721-2 du code général des collectivités territoriales),
 et au moins un actionnaire opérateur économique (sélectionné après une mise en concurrence).  C’est SUEZ qui sera adossé au syndicat.

Anticipation et Projets :

SBL a acheté des terrains sur Gigean  à des fins de stockage.

SBL est en possession des terrains jouxtant l’usine pour un éventuel agrandissement de celle-ci.

SBL  a réservé des terrains sur Marseillan en vue d’une hypothétique usine de 

dessalement de l’eau de mer qui s’avèrerait  très couteuse en énergie (35 millions d’euros)


La problématique actuelle est la diminution des ressources en eaux souterraines ; SBL envisage d’injecter dans l’Hérault 20 000 m3 par jour pour alimenter les forages le long du fleuve.



Conclusion

Nous étions un groupe de 16 personnes de Saint Jean Environnement concernées par la qualité de l’eau potable et les enjeux de la ressource en eau face à une augmentation de population dans notre territoire et aux changements climatiques.

M. Alauzet nous a produit un exposé très complet depuis l’historique jusqu’aux prévisions vers un futur de 2050. Il nous a permis de visiter l’ensemble de l’usine tout en nous expliquant les différentes étapes du process. 

Nous avons pu observer  cet équipement  et poser toutes les questions. Il nous semble intéressant que  l’eau soit traitée par du chlorure féerique et non plus par le chlorure poly aluminium longtemps décrié pour notre santé. Il existe dans la gestion du syndicat du Bas Languedoc une vraie réflexion sur le futur des besoins en eau et en conséquence  un débat est ouvert  sur des futures  réalisations à envisager.

Nous remercions vivement M. Alauzet pour cette visite intéressante et très instructive. 

 


 

le captage de la Lauzette

L'approvisionnement en eau reste un enjeu majeur de notre devenir.


Depuis des années, les védasiens buvaient uniquement l'eau captée dans le forage de la Lauzette proche de l'autoroute. Bien que le BRGM (bureau des recherches géologiques et minières) nous ait confirmé une quantité suffisante de la ressource de la Lauzette avec des analyses biologiques correctes, notre commune est approvisionnée par l'eau du Rhône.

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Visite de l'usine de potabilisation

L'usine de potabilisation George Debaille a été inaugurée en mai 2012 et depuis cette date, elle approvisionne partiellement la commune de Saint Jean de Védas.


Mercredi 14 septembre 2013, nous avons visité cette usine.


Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l'article ci-dessous.

Quelle eau boivent les Védasiens?

Le responsable de l'usine de potabilisation de Fabrègues nous a affirmé que l'approvisionnement en eau pour les habitants au nord de la 613 de notre commune était assuré par le captage de Florensac, le sud utilisant l'eau du Rhône avec un apport du captage de la Lauzette.

La dernière facture d'eau fait état de l'eau de la Lauzette sans qu'aucune information n'ait été donnée sur l'eau du Rhône par la SDEI.

SJE a interpellé la SDEI pour avoir des informations fiables, claires que tout védasien se doit de connaitre. Voir la lettre ci-jointe

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